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1/22

Juillet et août 2022

Réflexions pour un été

 

    

 

    Au moment où j’écris ces lignes, de multiples incertitudes semblent constituer notre horizon.
    Je pense à l’incertitude liée à la guerre en Ukraine. Combien de temps va-t-elle durer ? Combien de morts et de blessés ? Ne va-t-elle pas s’étendre et se rapprocher encore de nous ?
    Le climat est aussi une source d’inquiétude. Chacun peut le constater : orages à répétition, périodes de canicule, dérèglements de toutes sortes. Combien de temps nous reste-t-il sur cette funeste lancée ?
    Il y a aussi l’incertitude politique. Comment notre pays peut-il être gouverné de façon stable ? La poussée des revendications individualistes n’entrave-t-elle pas toute politique dont la raison d’être est la recherche du bien commun, et non la somme des satisfactions catégorielles ?
    Il n’y a pas jusqu’à la pandémie qui ne déjoue les pronostics. Il nous avait été dit que pendant la période chaude, alors que l’on vit plus souvent dehors, le virus circulait moins… Las ! L’augmentation exponentielle, en ce début d’été, des contaminations, instille le doute quant à l’avenir proche.
    Sombre tableau, me direz-vous... N’y aurait-il pas aussi des raisons d’espérer ? Sans doute, et chacun dans sa vie, même confronté aux difficultés et aux épreuves, a comme un devoir, et reçoit une grâce, pour les discerner.
    Ce que je veux dire, c’est que ce marasme multiforme dans lequel nous nous trouvons - il ne sert à rien de le nier - révèle précisément ce que nous avions caché ou ignoré dans un surcroît de confort et d’optimisme béat : la nécessité d’être sauvé. Ainsi le moment que nous vivons est-il une opportunité : d’abord prendre conscience de devoir être sauvé par un autre, c’est-à-dire l’humble reconnaissance de l’échec de nos prétentions à le faire nous-mêmes. Ensuite laisser résonner en nous la question que se pose l’apôtre Pierre : « Seigneur, à qui irions-nous ? » (Jn 6, 68)… et y répondre !
    Alors, que ce temps d’été soit l’occasion de nous demander : qui sauve ? Quels sont les moyens à prendre pour engager plus résolument nos vies dans cette voie du salut ? Cela signifie : quelles dispositions suis-je prêt à prendre pour accueillir cette grâce et ce don du salut ?
    Bon été !
                                P. Didier Duverne
                                    Curé
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