Semaine Sainte

Nuit de prière - Vendredi Saint

Semaine Sainte et Pâques

Mercredi Saint : 8 avril

              18h30 : Messe Chrismale à Saint-Sulpice             Pas de messe ce jour-là à Saint-François, l'église fermera à 17h.

Jeudi Saint : 9 avril - La Cène du Seigneur

              9h : Office du matin

               19h : messe en mémoire de la Cène du Seigneur

              

Vendredi Saint : 10 avril -  La Passion du Seigneur

              9h : Office du matin

               15h : Chemin de Croix

               19h : Office de la Passion

            

Samedi Saint : 11 avril

              9h : Office du matin

                21h : Veillée Pascale et Messe de la Résurrection

Saint jour de Pâques : dimanche 12 avril

             

               messes à 11h et 18h30

 

 

 

 

 

 

 

 A quelque chose malheur est bon dit le proverbe... Nos poules ont été soulagées d'apprendre qu'elles n'auraient pas à pondre 600 oeufs pour fêter Pâques ! Je me suis cependant assuré de leur  coopération pour 2021 et ça ne devrait pas poser alors de problème...

   Plus sérieusement, ce mardi 7 et mercredi 8, vous pourrez suivre la messe en direct à 11h. Sachez également que KTO retransmet la messe chrismale célébrée par notre Archevêque ce même mercredi à 18h30 à Saint-Germain l'Auxerrois.

Jeudi saint, Vendredi saint et Samedi saint, à 9h, nous vivrons l'office du matin (mix de la prières des Laudes et de l'office des Lectures) et vous pourrez le vivre en direct.

Vous trouverez, ci-dessous, le document que vous auriez dû avoir en mains et qui vous servira de guide.

Jeudi saint à 19h, sera retransmise la Messe en mémoire de la Cène du Seigneur, et le vendredi saint, toujours à 19h, l'office de la Passion.

   A la suite de cet office, et jusqu'à la Vigile pascale, nous vivrons un temps de prière, un peu comme nous l'avons fait pendant la nuit qui précédait l'anniversaire de la Dédicace. Vous pourrez vous inscrire sur un "Doodle" (ici) , et je vous enverrai les passages bibliques qui rythmeront chaque "veille", du vendredi 20h, jusqu'au samedi 21h, avec une interruption le samedi à 9h, pour la prière du matin, retransmise sur le site. Il est à l'étude de préenregistrer ces différents passages bibliques pour que nous puissions les recevoir en les écoutant pendant cette nuit et cette journée de veille "auprès du tombeau du Seigneur" comme le dit le Missel romain.

   La Vigile pascale sera célébrée dans notre église et retransmise en direct à 21h ce samedi.

Pour le dimanche de Pâques, il nous a semblé juste de nous ouvrir à une dimension plus vaste que notre communauté paroissiale pour fêter Pâques, et nous vous invitons à suivre, par exemple, soit la messe du Pape François, soit celle de l'Archevêque, sur KTO.

   A bientôt donc dans cette communion de prière qui maintient le lien entre nous.

D.D.

Nuit de prière du Vendredi Saint

Homélie Pascale Saint Matthieu 28 1-10 Tout s’ouvre....

    Tout s’ouvre par un grand tremblement de terre... inutile de valider la réalité sismographique de l’événement. Ce séisme n’a sans doute pas eu lieu, nous chrétiens nous savons bien qu’il s’agit d’une manifestation de Dieu. Un même séisme a eu lieu aussi au moment de la mort de Jésus pour nous rappeler l’unité du mystère pascal : mort et résurrection.

Pour Matthieu, un seul évènement qui marque l’avènement de l’histoire du salut dont nous venons de faire un très court rappel durant la veillée qui vient de s’écouler.

    -Dans la crainte- sans crainte- remplies de crainte- soyez sans crainte- ; quatre fois Matthieu utilise le mot « crainte » comme pour nous rassurer qu’il est naturel que nous ayons peur. La crainte foudroie les uns comme les gardes et réjouit les autres comme Marthe et l’autre Marie. Ce sont donc nos dispositions de cœur pour accueillir cet évènement qui nous transforme et nous conduit non vers la mort comme les gardes mais vers la vie comme Marie Madeleine et l’autre Marie. A cet instant, là maintenant, la joie nous inonde : Christ est ressuscité oui il est vraiment ressuscité. La semaine que nous venons de vivre ensemble conclue par l’événement pascal et la joie que cet événement nous donne de notre « oui » sont assurément la marque décisive de notre discernement.

       Alors soyons sans crainte parce que nous sommes assurés d’avoir fait le bon choix. Tout s’ouvre...

    Tout s’ouvre par l’intuition des femmes de se rendre au tombeau... Elles sont, les premières, témoins de la résurrection, elles sont les premières à voir Le ressuscité ; enfin (façon de parler) personne n’a vu Jésus sortir du tombeau, elles sont les premières à être envoyées en mission pour annoncer le Christ vivant et elles sont les premières à indiquer où il pourra être vu. Elles sont douées, vraiment sensibles et douées, pour présentir les événements et leurs significations cachées, elles sont les premières à présentir la vie et à la donner. Remplies de craintes devant l’inouï de l’événement, elles sont confiantes et donc remplies de joie devant la vie.

     Alors soyons sans crainte sûrs de leurs témoignages et assurément sûrs de les suivre. Tout s’ouvre...

    Tout s’ouvre par et avec Jésus à l’initiative de la rencontre ; les femmes cherchent Jésus mais ne le trouvent pas et la parole nous dit : « Jésus vient à leur rencontre et leur dit « je vous salue » » ; dans le récit des disciples d’Emaus, Jésus rejoint les deux amis, ailleurs, il se manifeste aux disciples autour du lac de Galilée : c’est toujours Lui qui interpelle. Nous aussi, nous croyons que Jésus est vivant et ne cesse de venir à notre rencontre. Il est toujours et toujours et encore avec nous à travers de nombreux signes, rencontres, prières, faits et gestes... à travers ces signes il vient à notre rencontre et nous donne l’espérance...ouvrons notre cœur, mettons en œuvre tous nos sens, et si nous parvenons à changer notre regard, nous reconnaitrons que plus qu’être à nos côtés, Il nous précède. Sans un petit quelque chose dont nous avons senti qu’il ne venait pas de nous, nous n’aurions certainement pas accompli les actes que nous constatons avoir réalisés. Ces actes d’amour réalisés ( y compris dans nos confinement quand nous nous sommes pré occupés de notre prochain) puisque c’est de ça qu’il s’agit, effectués comme si l’esprit d’amour agissait en nous et ces actes sont pourtant bien petits comparés à l’amour ultime infini de Jésus qui a donné sa vie sur la croix pour notre salut : n’est pas ainsi que la résurrection se manifeste ?

    Tout s’ouvre...
    Tout s’ouvre y compris le tombeau et notre tombeau comme pour nous libérer...

  Rendons grâce au Seigneur de nous accompagner tout au long de notre vie et sains crainte osons crier notre joie : IL EST VRAIMENT RESSUSCITE

François Rochmann

diacre

1ère veille : vendredi saint 21h

du Livre des Juges 10, 6-16

 

Les fils d’Israël recommencèrent à faire ce qui est mal aux yeux du Seigneur. Ils rendirent un culte aux Baals et aux Astartés, aux dieux d’Aram, de Sidon, de Moab, aux dieux des fils d’Ammone et aux dieux des Philistins. Ils abandonnèrent le Seigneur et ne le servirent plus.

La colère du Seigneur s’enflamma contre Israël, et il les vendit aux Philistins et aux fils d’Ammone.

Ceux-ci écrasèrent et tourmentèrent les fils d’Israël cette année-là et, pendant dix-huit ans, tous ceux qui étaient au-delà du Jourdain, dans le pays des Amorites de Galaad.

Les fils d’Ammone passèrent le Jourdain pour combattre aussi Juda, Benjamin et la maison d’Éphraïm, et la détresse d’Israël fut très grande.

Alors les fils d’Israël crièrent vers le Seigneur en disant : « Nous avons péché contre toi, car nous avons abandonné notre Dieu pour servir les Baals. »

Le Seigneur dit aux fils d’Israël : « Lorsque les Égyptiens, les Amorites, les fils d’Ammone, les Philistins,

les Sidoniens, les Amalécites et les Madianites vous ont opprimés, et que vous avez crié vers moi, ne vous ai-je pas sauvés de leurs mains ?

Mais vous, vous m’avez abandonné et vous avez servi d’autres dieux. C’est pourquoi je ne vous sauverai pas à nouveau.

Allez, criez vers les dieux que vous avez choisis ! Qu’ils vous sauvent, eux, au temps de votre détresse ! »

Les fils d’Israël dirent au Seigneur : « Nous avons péché ! Toi, fais de nous tout ce qui est bon à tes yeux ; mais, aujourd’hui, délivre-nous ! »

Ils enlevèrent les dieux étrangers et servirent le Seigneur, qui ne put supporter la souffrance d’Israël.

2ème veille : vendredi saint 22h

du Livre du prophète Isaïe 53, 1-12

 

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ?

Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire.

Méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien.

En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié.

Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. Le châtiment qui nous donne la paix a pesé sur lui : par ses blessures, nous sommes guéris.

Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.

Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche.

Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s’est inquiété de son sort ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à mort pour les révoltes de son peuple.

On a placé sa tombe avec les méchants, son tombeau avec les riches ; et pourtant il n’avait pas commis de violence, on ne trouvait pas de tromperie dans sa bouche.

Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. S’il remet sa vie en sacrifice de réparation, il verra une descendance, il prolongera ses jours : par lui, ce qui plaît au Seigneur réussira.

Par suite de ses tourments, il verra la lumière, la connaissance le comblera. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes.

C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

3ème veille : vendredi saint 23 h

Psaume 38

 

J'ai dit : « Je garderai mon chemin sans laisser ma langue s'égarer ; je garderai un bâillon sur ma bouche, tant que l'impie se tiendra devant moi. »

Je suis resté muet, silencieux ; je me taisais, mais sans profit. * Mon tourment s'exaspérait,

mon coeur brûlait en moi. Quand j'y pensais, je m'enflammais, et j'ai laissé parler ma langue.

Seigneur, fais-moi connaître ma fin, quel est le nombre de mes jours : je connaîtrai combien je suis fragile.

Vois le peu de jours que tu m'accordes : ma durée n'est rien devant toi. L'homme ici-bas n'est qu'un souffle ;

il va, il vient, il n'est qu'une image. Rien qu'un souffle, tous ses tracas ; il amasse, mais qui recueillera ?

Maintenant, que puis-je attendre, Seigneur ? Elle est en toi, mon espérance.

Délivre-moi de tous mes péchés, épargne-moi les injures des fous.

Je me suis tu, je n'ouvre pas la bouche, car c'est toi qui es à l'oeuvre.

Éloigne de moi tes coups : je succombe sous ta main qui me frappe.

Tu redresses l'homme en corrigeant sa faute, + tu ronges comme un ver son désir ; * l'homme n'est qu'un souffle.

Entends ma prière, Seigneur, écoute mon cri ; ne reste pas sourd à mes pleurs. Je ne suis qu'un hôte chez toi, un passant, comme tous mes pères.

Détourne de moi tes yeux, que je respire avant que je m'en aille et ne sois plus.

4ème veille : vendredi saint minuit

1 Thessaloniciens 4, 1-14

 

Pour le reste, frères, vous avez appris de nous comment il faut vous conduire pour plaire à Dieu ; et c’est ainsi que vous vous conduisez déjà. Faites donc de nouveaux progrès, nous vous le demandons, oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus.

Vous savez bien quelles instructions nous vous avons données de la part du Seigneur Jésus.

La volonté de Dieu, c’est que vous viviez dans la sainteté, en vous abstenant de la débauche,

et en veillant chacun à rester maître de son corps dans un esprit de sainteté et de respect,

sans vous laisser entraîner par la convoitise comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu.

Dans ce domaine, il ne faut pas agir au détriment de son frère ni lui causer du tort, car de tout cela le Seigneur fait justice, comme nous vous l’avons déjà dit et attesté.

En effet, Dieu nous a appelés, non pas pour que nous restions dans l’impureté, mais pour que nous vivions dans la sainteté.

Ainsi donc celui qui rejette mes instructions, ce n’est pas un homme qu’il rejette, c’est Dieu lui-même, lui qui vous donne son Esprit Saint.

Pour ce qui est de l’amour fraternel, vous n’avez pas besoin que je vous en parle dans ma lettre, car vous avez appris vous-mêmes de Dieu à vous aimer les uns les autres,

et c’est ce que vous faites envers tous les frères de la province de Macédoine. Frères, nous vous encourageons à progresser encore :

ayez à cœur de vivre calmement, de vous occuper chacun de vos propres affaires et de travailler de vos mains comme nous vous l’avons ordonné.

Ainsi, votre conduite méritera le respect des gens du dehors, et vous ne manquerez de rien.

Frères, nous ne voulons pas vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort ; il ne faut pas que vous soyez abattus comme les autres, qui n’ont pas d’espérance.

Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité ; de même, nous le croyons aussi, ceux qui se sont endormis, Dieu, par Jésus, les emmènera avec lui.

5ème veille : samedi saint 1h

du Livre du prophète Isaïe 40, 1-31

 

Consolez, consolez mon peuple, – dit votre Dieu –

parlez au cœur de Jérusalem. Proclamez que son service est accompli, que son crime est expié, qu’elle a reçu de la main du Seigneur le double pour toutes ses fautes.

Une voix proclame : « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ; tracez droit, dans les terres arides, une route pour notre Dieu.

Que tout ravin soit comblé, toute montagne et toute colline abaissées ! que les escarpements se changent en plaine, et les sommets, en large vallée !

Alors se révélera la gloire du Seigneur, et tout être de chair verra que la bouche du Seigneur a parlé. » Une voix dit : « Proclame ! » Et je dis : « Que vais-je proclamer ? » Toute chair est comme l’herbe, toute sa grâce, comme la fleur des champs : l’herbe se dessèche et la fleur se fane quand passe sur elle le souffle du Seigneur. Oui, le peuple est comme l’herbe :

l’herbe se dessèche et la fleur se fane, mais la parole de notre Dieu demeure pour toujours.

Monte sur une haute montagne, toi qui portes la bonne nouvelle à Sion. Élève la voix avec force, toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem. Élève la voix, ne crains pas. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu ! »

Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance ; son bras lui soumet tout. Voici le fruit de son travail avec lui, et devant lui, son ouvrage. Comme un berger, il fait paître son troupeau : son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent. Qui a jaugé les eaux des mers dans le creux de sa main, et, de ses doigts, mesuré les cieux, évalué en boisseaux la poussière de la terre, pesé les montagnes au crochet et les collines sur la balance ? Qui mesuré l’esprit du Seigneur ? Qui l’a conseillé pour l’instruire ? De qui a-t-il pris conseil pour discerner, pour apprendre les chemins du jugement, pour acquérir le savoir et s’instruire des voies de l’intelligence ?

Voici les nations : elles sont pour lui comme une goutte au bord d’un seau, un grain de sable sur le plateau de la balance ! Voici les îles, comme une poussière qu’il soulève !

Le Liban ne pourrait suffire au feu, ni ses animaux, suffire à l’holocauste.

Toutes les nations, devant lui, sont comme rien, moins que vide et néant pour lui.

À qui pourriez-vous comparer Dieu, quelle forme lui donneriez-vous ?

L’idole, c’est un artisan qui l’a fondue ; un orfèvre plaque sur elle de l’or et fabrique pour elle des chaînettes d’argent.

Le pauvre, pour ses dévotions, choisit du bois imputrescible ; il cherche un artisan habile pour fixer une idole qui ne vacille pas.

Ne savez-vous pas, n’avez-vous pas entendu, ne vous a-t-on pas annoncé dès le commencement, n’avez-vous pas compris comment la terre a été fondée ?

Il habite au-dessus de la voûte qui couvre la terre dont les habitants semblent des sauterelles. Comme une toile, il a tendu les cieux, il les a dépliés comme une tente d’habitation.

Il a réduit à rien les grands, et à néant, les juges de la terre.

Pas même plantés, pas même semés, leur tige n’ayant pas même pris racine en terre, il souffle sur eux, les voilà qui se dessèchent, et le tourbillon les enlève comme de la paille.

À qui pourriez-vous me comparer, qui pourrait être mon égal ? – dit le Dieu Saint.

Levez les yeux et regardez : qui a créé tout cela ? Celui qui déploie toute l’armée des étoiles, et les appelle chacune par son nom. Si grande est sa force, et telle est sa puissance que pas une seule ne manque.

Jacob, pourquoi dis-tu, Israël, pourquoi affirmes-tu : « Mon chemin est caché au Seigneur, mon droit échappe à mon Dieu » ?

Tu ne le sais donc pas, tu ne l’as pas entendu ? Le Seigneur est le Dieu éternel, il crée jusqu’aux extrémités de la terre, il ne se fatigue pas, ne se lasse pas. Son intelligence est insondable.

Il rend des forces à l’homme fatigué, il augmente la vigueur de celui qui est faible.

Les garçons se fatiguent, se lassent, et les jeunes gens ne cessent de trébucher,

mais ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles ; ils déploient comme des ailes d’aigles, ils courent sans se lasser, ils marchent sans se fatiguer.

 

6ème veille : samedi saint 2h

1 P 3, 8-21

 

Vous tous, enfin, vivez en parfait accord, dans la sympathie, l’amour fraternel, la compassion et l’esprit d’humilité. Ne rendez pas le mal pour le mal, ni l’insulte pour l’insulte ; au contraire, invoquez sur les autres la bénédiction, car c’est à cela que vous avez été appelés, afin de recevoir en héritage cette bénédiction.

En effet, comme il est écrit : Celui qui veut aimer la vie et connaître des jours heureux, qu’il garde sa langue du mal et ses lèvres des paroles perfides ;

qu’il se détourne du mal et qu’il fasse le bien, qu’il recherche la paix, et qu’il la poursuive.

Car le Seigneur regarde les justes, il écoute, attentif à leur demande. Mais le Seigneur affronte les méchants. Qui donc vous fera du mal, si vous cherchez le bien avec ardeur ?

Mais s’il vous arrivait de souffrir pour la justice, heureux seriez-vous ! Comme dit l’Écriture : N’ayez aucune crainte de ces gens-là, ne vous laissez pas troubler.

Honorez dans vos cœurs la sainteté du Seigneur, le Christ. Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, afin que vos adversaires soient pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ.

Car mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si c’était la volonté de Dieu, plutôt qu’en faisant le mal. Car le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit. C’est en lui qu’il est parti proclamer son message aux esprits qui étaient en captivité.

Ceux-ci, jadis, avaient refusé d’obéir, au temps où se prolongeait la patience de Dieu, quand Noé construisit l’arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l’eau.

C’était une figure du baptême qui vous sauve maintenant : le baptême ne purifie pas de souillures extérieures, mais il est l’engagement envers Dieu d’une conscience droite et il sauve par la résurrection de Jésus Christ,

7ème veille : samedi saint 3h

Psaume 9B

 

Pourquoi, Seigneur, es-tu si loin ? Pourquoi te cacher aux jours d'angoisse ?

L'impie, dans son orgueil, poursuit les malheureux : ils se font prendre aux ruses qu'il invente.

L'impie se glorifie du désir de son âme, l'arrogant blasphème, il brave le Seigneur ;

plein de suffisance, l'impie ne cherche plus : « Dieu n'est rien », voilà toute sa ruse.

A tout moment, ce qu'il fait réussit ; + tes sentences le dominent de très haut. * (Tous ses adversaires, il les méprise.)

Il s'est dit : « Rien ne peut m'ébranler, je suis pour longtemps à l'abri du malheur. »

Sa bouche qui maudit n'est que fraude et violence, sa langue, mensonge et blessure.

Il se tient à l'affût près des villages, il se cache pour tuer l'innocent. Des yeux, il épie le faible,

il se cache à l'affût, comme un lion dans son fourré ; il se tient à l'affût pour surprendre le pauvre, il attire le pauvre, il le prend dans son filet.

Il se baisse, il se tapit ; de tout son poids, il tombe sur le faible.

Il dit en lui-même : « Dieu oublie ! il couvre sa face, jamais il ne verra ! »

Lève-toi, Seigneur ! Dieu, étends la main ! N'oublie pas le pauvre !

Pourquoi l'impie brave-t-il le Seigneur en lui disant : « Viendras-tu me chercher ? »

Mais tu as vu : tu regardes le mal et la souffrance, tu les prends dans ta main ; sur toi repose le faible, c'est toi qui viens en aide à l'orphelin.

Brise le bras de l'impie, du méchant ; alors tu chercheras son impiété sans la trouver.

A tout jamais, le Seigneur est roi : les païens ont péri sur sa terre.

Tu entends, Seigneur, le désir des pauvres, tu rassures leur coeur, tu les écoutes.

Que justice soit rendue à l'orphelin, qu'il n'y ait plus d'opprimé, * et que tremble le mortel, né de la terre !

 

8ème veille  : samedi saint 4h

Du Livre de la Sagesse 12, 12-19

 

Qui donc osera dire : « Qu’as-tu fait ? » Qui contestera ta sentence ? Qui te citera en justice pour avoir détruit des peuples que tu as toi-même créés ? Qui encore viendra s’opposer à toi et prendre la défense d’hommes injustes ?

Il n’y a pas d’autre dieu que toi, qui prenne soin de toute chose : tu montres ainsi que tes jugements ne sont pas injustes. Il n’est pas de roi ou de souverain qui puisse te braver pour défendre ceux que tu as châtiés. Parce que tu es juste, tu gouvernes l’univers avec justice ; tu estimes incompatible avec ta puissance de condamner celui qui ne mérite pas d’être puni.

Ta force est à l’origine de ta justice, et ta domination sur toute chose te permet d’épargner toute chose. Tu montres ta force si l’on ne croit pas à la plénitude de ta puissance, et ceux qui la bravent sciemment, tu les réprimes.

Mais toi qui disposes de la force, tu juges avec indulgence, tu nous gouvernes avec beaucoup de ménagement, car tu n’as qu’à vouloir pour exercer ta puissance.

Par ton exemple tu as enseigné à ton peuple que le juste doit être humain ; à tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion.

 

9ème veille  : samedi saint 5h

1 P 1, 1-9

 

Pierre, Apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui sont choisis par Dieu, qui séjournent comme étrangers en diaspora dans les régions du Pont, de Galatie, de Cappadoce, dans la province d’Asie et en Bithynie, qui sont désignés d’avance par Dieu le Père, et sanctifiés par l’Esprit, pour entrer dans l’obéissance et pour être purifiés par le sang de Jésus Christ. Que la grâce et la paix vous soient accordées en abondance. Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts,

pour un héritage qui ne connaîtra ni corruption, ni souillure, ni flétrissure. Cet héritage vous est réservé dans les cieux, à vous que la puissance de Dieu garde par la foi, pour un salut prêt à se révéler dans les derniers temps. Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves ;

elles vérifieront la valeur de votre foi qui a bien plus de prix que l’or – cet or voué à disparaître et pourtant vérifié par le feu –, afin que votre foi reçoive louange, gloire et honneur quand se révélera Jésus Christ. Lui, vous l’aimez sans l’avoir vu ; en lui, sans le voir encore, vous mettez votre foi, vous exultez d’une joie inexprimable et remplie de gloire, car vous allez obtenir le salut des âmes qui est l’aboutissement de votre foi.

 

10ème veille  : samedi saint 6h

du Livre du prophète  Isaïe 21, 1-12

 

Proclamation sur le Désert de la Mer. Comme l’ouragan qui traverse le Néguev, quelqu’un vient du désert, d’un pays terrible. J’ai reçu une sinistre vision : Un ravageur qui ravage ! Un dévastateur qui dévaste ! Montez, Élamites ! Mèdes, assiégez ! Je supprime toute plainte ! Voilà pourquoi mes reins se tordent de souffrance, les douleurs me saisissent comme celles d’une femme qui accouche ; ce que j’entends me bouleverse, ce que je vois me terrifie. Mon courage flanche, je tremble de peur : le crépuscule auquel j’aspire, Dieu le change en effroi. On dressait la table, on déroulait les tapis, on mangeait, on buvait. Soudain : Debout, les princes ; préparez vos boucliers !

Car ainsi m’a parlé le Seigneur : « Va, place un guetteur : ce qu’il voit, qu’il l’annonce !

S’il voit un char attelé de deux chevaux un attelage d’âne ou de chameau, qu’il fasse attention, qu’il redouble d’attention ! » Et le veilleur a crié : « Au poste de guet, Seigneur, je me tiens tout le jour. À mon poste de garde, je reste debout toute la nuit.

Voici ce qui vient : sur un char attelé de deux chevaux un homme qui parle et dit : “Elle est tombée, Babylone, elle est tombée, et toutes les statues de ses dieux gisent par terre, brisées.” » À vous, fils de mon peuple, qui êtes battus comme les grains de mon aire, ce que j’ai entendu de la part du Seigneur de l’univers, Dieu d’Israël, je vous l’annonce.

Proclamation sur Douma. Une voix me crie de Séïr : « Veilleur, où en est la nuit ? Veilleur, où donc en est la nuit ? »

Le veilleur répond : « Le matin vient, et puis encore la nuit… Si vous voulez des nouvelles, interrogez, revenez. »

 

11ème veille  : samedi saint 7h

Rm 12, 1-12

 

Je vous exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte.

Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.

Par la grâce qui m’a été accordée, je dis à chacun d’entre vous : n’ayez pas de prétentions déraisonnables, mais pensez à être raisonnables, chacun dans la mesure de la mission que Dieu lui a confiée.

Prenons une comparaison : en un corps unique, nous avons plusieurs membres, qui n’ont pas tous la même fonction ;

de même, nous qui sommes plusieurs, nous sommes un seul corps dans le Christ, et membres les uns des autres, chacun pour sa part.

Et selon la grâce que Dieu nous a accordée, nous avons reçu des dons qui sont différents. Si c’est le don de prophétie, que ce soit à proportion du message confié ;

si c’est le don de servir, que l’on serve ; si l’on est fait pour enseigner, que l’on enseigne ;

pour réconforter, que l’on réconforte. Celui qui donne, qu’il soit généreux ; celui qui dirige, qu’il soit empressé ; celui qui pratique la miséricorde, qu’il ait le sourire.

Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien.

Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur,

ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière.

 

12ème veille  : samedi saint 8h

Psaume 40

 

Heureux qui pense au pauvre et au faible : le Seigneur le sauve au jour du malheur !

Il le protège et le garde en vie, heureux sur la terre. Seigneur, ne le livre pas à la merci de l'ennemi !

Le Seigneur le soutient sur son lit de souffrance : si malade qu'il soit, tu le relèves.

J'avais dit : « Pitié pour moi, Seigneur, guéris-moi, car j'ai péché contre toi ! »

Mes ennemis me condamnent déjà : « Quand sera-t-il mort ? son nom, effacé ? »

Si quelqu'un vient me voir, ses propos sont vides ; il emplit son coeur de pensées méchantes, il sort, et dans la rue il parle.

Unis contre moi, mes ennemis murmurent, à mon sujet, ils présagent le pire :

« C'est un mal pernicieux qui le ronge ; le voilà couché, il ne pourra plus se lever. »

Même l'ami, qui avait ma confiance et partageait mon pain, m'a frappé du talon.

Mais toi, Seigneur, prends pitié de moi ; relève-moi, je leur rendrai ce qu'ils méritent.

Oui, je saurai que tu m'aimes si mes ennemis ne chantent pas victoire.

Dans mon innocence tu m'as soutenu et rétabli pour toujours devant ta face.

Béni soit le Seigneur, Dieu d'Israël, * depuis toujours et pour toujours ! Amen ! Amen !

 

13ème veille  : samedi saint 10h

du Livre d’Esther 0, 1a-1i

 

LA DEUXIEME ANNEE du règne du grand roi Assuérus, le premier jour du mois de Nissane, Mardochée, fils de Jaïre, fils de Shiméï, fils de Qish, de la tribu de Benjamin, fit un songe. C’était un Juif qui habitait la ville de Suse, un personnage important, ayant une fonction à la cour. Il faisait partie des captifs que Nabucodonosor, roi de Babylone, avait déportés de Jérusalem avec le roi de Juda, Jékonias.

Voici le songe : cris et tumulte, le tonnerre gronde et le sol tremble, toute la terre est bouleversée. Et voilà que deux énormes dragons s’avancent, prêts l’un et l’autre au combat, et ils poussent un hurlement. À ce bruit, toutes les nations se préparent à la guerre contre le peuple des justes. Jour de ténèbres et d’obscurité ! Souffrance, détresse, angoisse, grand bouleversement sur la terre !

Bouleversé de terreur devant les maux qui l’attendent, le peuple juste tout entier se prépare à périr et crie vers Dieu ; à son cri, comme d’une petite source, naît un grand fleuve, une eau abondante.

 

14ème veille  : samedi saint 11h

du Livre du prophète  Jérémie  29, 11-14

 

Moi, je connais les pensées que je forme à votre sujet – oracle du Seigneur –, pensées de paix et non de malheur, pour vous donner un avenir et une espérance.

Vous m’invoquerez, vous approcherez, vous me prierez, et je vous écouterai.

Vous me chercherez et vous me trouverez ; oui, recherchez-moi de tout votre cœur.

Je me laisserai trouver par vous – oracle du Seigneur et je ramènerai vos captifs. Je vous rassemblerai de toutes les nations et de tous les lieux où je vous avais chassés – oracle du Seigneur –, et je vous ramènerai au lieu dont je vous avais exilés.

 

15ème veille  : samedi saint 12h

Col 2, 6-12

 

Menez donc votre vie dans le Christ Jésus, le Seigneur, tel que vous l’avez reçu.

Soyez enracinés, édifiés en lui, restez fermes dans la foi, comme on vous l’a enseigné ; soyez débordants d’action de grâce.

Prenez garde à ceux qui veulent faire de vous leur proie par une philosophie vide et trompeuse, fondée sur la tradition des hommes, sur les forces qui régissent le monde, et non pas sur le Christ.

Car en lui, dans son propre corps, habite toute la plénitude de la divinité. 

En lui, vous êtes pleinement comblés, car il domine toutes les Puissances de l’univers.

En lui, vous avez reçu une circoncision qui n’est pas celle que pratiquent les hommes, mais celle qui réalise l’entier dépouillement de votre corps de chair ; telle est la circoncision qui vient du Christ.

Dans le baptême, vous avez été mis au tombeau avec lui et vous êtes ressuscités avec lui par la foi en la force de Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts.

 

16ème veille  : samedi saint 13h

Psaume 70

 

En toi, Seigneur, j'ai mon refuge : garde-moi d'être humilié pour toujours.

Dans ta justice, défends-moi, libère-moi, tends l'oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m'accueille, toujours accessible ; * tu as résolu de me sauver : ma forteresse et mon roc, c'est toi !

Mon Dieu, libère-moi des mains de l'impie, des prises du fourbe et du violent.

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance, mon appui dès ma jeunesse.

Toi, mon soutien dès avant ma naissance, + tu m'as choisi dès le ventre de ma mère ; tu seras ma louange toujours !

Pour beaucoup, je fus comme un prodige ; tu as été mon secours et ma force.

Je n'avais que ta louange à la bouche, tout le jour, ta splendeur.

Ne me rejette pas maintenant que j'ai vieilli ; * alors que décline ma vigueur, ne m'abandonne pas.

Mes ennemis parlent contre moi, ils me surveillent et se concertent.

Ils disent : « Dieu l'abandonne ! Traquez-le, empoignez-le, il n'a pas de défenseur ! »

Dieu, ne sois pas loin de moi ; mon Dieu, viens vite à mon secours !

Qu'ils soient humiliés, anéantis, ceux qui se dressent contre moi ; * qu'ils soient couverts de honte et d'infamie, ceux qui veulent mon malheur !

Et moi qui ne cesse d'espérer, j'ajoute encore à ta louange.

Ma bouche annonce tout le jour + tes actes de justice et de salut ; (je n'en connais pas le nombre).

Je revivrai les exploits du Seigneur en rappelant que ta justice est la seule.

Mon Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse, jusqu'à présent, j'ai proclamé tes merveilles.

Aux jours de la vieillesse et des cheveux blancs, ne m'abandonne pas, ô mon Dieu ; et je dirai aux hommes de ce temps ta puissance, à tous ceux qui viendront, tes exploits.

Si haute est ta justice, mon Dieu, + toi qui as fait de grandes choses : Dieu, qui donc est comme toi ?

Toi qui m'as fait voir tant de maux et de détresses, tu me feras vivre à nouveau, à nouveau tu me tireras des abîmes de la terre, *

tu m'élèveras et me grandiras, tu reviendras me consoler.

Et moi, je te rendrai grâce sur la harpe pour ta vérité, ô mon Dieu ! * Je jouerai pour toi de ma cithare, Saint d'Israël !

Joie sur mes lèvres qui chantent pour toi, et dans mon âme que tu as rachetée !

Alors, tout au long du jour, ma langue redira ta justice ; * c'est la honte, c'est l'infamie pour ceux qui veulent mon malheur.

17ème veille  : samedi saint 14h

du Livre de Job 7, 1-21

 

Vraiment, la vie de l’homme sur la terre est une corvée, il fait des journées de manœuvre.

Comme l’esclave qui désire un peu d’ombre, comme le manœuvre qui attend sa paye,

depuis des mois je n’ai en partage que le néant, je ne compte que des nuits de souffrance.

À peine couché, je me dis : “Quand pourrai-je me lever ?” Le soir n’en finit pas : je suis envahi de cauchemars jusqu’à l’aube.

Ma chair s’est revêtue de vermine et de croûtes terreuses, ma peau se crevasse et suppure.

Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’achèvent faute de fil.

Souviens-toi, Seigneur : ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur.

Je serai invisible aux yeux qui me voyaient ; tes yeux seront sur moi, mais je ne serai plus.

Comme la nuée se dissipe et s’évanouit, celui qui descend au séjour des morts n’en remonte pas ;

il ne retourne pas dans sa maison, sa demeure ne le connaît plus.

C’est pourquoi je ne peux retenir ma langue, dans mon angoisse je parlerai, dans mon amertume je me plaindrai.

Et moi, suis-je la Mer, ou le Dragon, pour que tu postes une garde contre moi ?

Je me dis : “Le sommeil me consolera, la nuit apaisera mes plaintes.”

Mais alors tu m’effraies par des songes, tu m’épouvantes par des cauchemars.

J’en arrive à souhaiter qu’on m’étrangle : la mort plutôt que mes douleurs !

Je suis à bout de patience, je ne vivrai pas toujours ; laisse-moi donc : mes jours ne sont qu’un souffle !

Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en fasses tant de cas ? Tu fixes sur lui ton attention,

tu l’inspectes chaque matin, tu le scrutes à tout instant.

Ne peux-tu cesser de me regarder, le temps que j’avale ma salive ?

Si j’ai péché, en quoi t’ai-je offensé, “toi, le gardien de l’homme ?” Pourquoi me prendre pour cible, pourquoi te serais-je un fardeau ?

Ne peux-tu tolérer mes péchés, passer sur mes fautes ? Me voici bientôt étendu dans la poussière ; tu me chercheras, mais je ne serai plus. »

 

18ème veille  : samedi saint 15h

He 6, 9-20

 

En ce qui vous concerne, mes bien-aimés, et malgré ce que nous venons de dire, nous sommes convaincus que vous êtes dans la meilleure de ces situations, celle qui est liée au salut. Car Dieu n’est pas injuste : il n’oublie pas votre action ni l’amour que vous avez manifesté à son égard, en vous mettant au service des fidèles et en vous y tenant.

Notre désir est que chacun d’entre vous manifeste le même empressement jusqu’à la fin, pour que votre espérance se réalise pleinement ;

ne devenez pas paresseux, imitez plutôt ceux qui, par la foi et la persévérance, obtiennent l’héritage promis. Quand Dieu fit la promesse à Abraham, comme il ne pouvait prêter serment par quelqu’un de plus grand que lui, il prêta serment par lui-même,

et il dit : Je te comblerai de bénédictions et je multiplierai ta descendance.

Et ainsi, par sa persévérance, Abraham a obtenu ce que Dieu lui avait promis.

Les hommes prêtent serment par un plus grand qu’eux, et le serment est entre eux une garantie qui met fin à toute discussion ; Dieu a donc pris le moyen du serment quand il a voulu montrer aux héritiers de la promesse, de manière encore plus claire, que sa décision était irrévocable. Dieu s’est ainsi engagé doublement de façon irrévocable, et il est impossible que Dieu ait menti. Cela nous encourage fortement, nous qui avons cherché refuge dans l’espérance qui nous était proposée et que nous avons saisie.

Cette espérance, nous la tenons comme une ancre sûre et solide pour l’âme ; elle entre au-delà du rideau, dans le Sanctuaire où Jésus est entré pour nous en précurseur, lui qui est devenu grand prêtre de l’ordre de Melkisédek pour l’éternité.

 

19ème veille  : samedi saint 16h

du Livre de Ben Sira le Sage

 

Les espoirs vains et trompeurs sont le lot des hommes stupides, et les songes donnent des ailes aux insensés. S’arrêter à des songes, autant saisir une ombre ou poursuivre le vent.

Ce que l’on voit en songe n’est qu’un simple reflet : au lieu d’un visage réel, le semblant d’un visage. De l’impur, que peut-il sortir de pur ? Du mensonge, que peut-il sortir de vrai ?

Divinations, présages, songes, autant de balivernes : délires d’une femme qui accouche !

À moins qu’ils ne soient envoyés comme une visite du Très-Haut, n’y attache pas ton esprit.

Les songes ont égaré bien des gens et fait tomber ceux qui avaient mis en eux leur espoir.

Mais la Loi ne trompe pas, elle accomplit ce qu’elle promet, la sagesse d’une bouche sincère trouve son accomplissement.

Un homme qui a voyagé a beaucoup appris, celui qui a de l’expérience parle en connaissance de cause.

Qui n’a pas été mis à l’épreuve connaît peu, mais qui a voyagé est plein de ressources.

J’ai vu beaucoup de choses durant mes voyages, j’en sais plus que je ne pourrais dire.

J’ai été maintes fois en danger de mort, j’en suis sorti sain et sauf, grâce à mon expérience.

Ceux qui craignent le Seigneur auront la vie,

car ils ont mis leur espérance en celui qui les sauve.

Qui craint le Seigneur n’a rien à redouter, il ne s’effraie de rien, car c’est lui son espérance.

 

20ème veille  : samedi saint 17h

1 Jn 3, 1-3

 

Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu.

Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.

Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

 

21ème veille  : samedi saint 18h

1 P 1, 18-25

 

Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ;

mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ.

Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous.

C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

En obéissant à la vérité, vous avez purifié vos âmes pour vous aimer sincèrement comme des frères ; aussi, d’un cœur pur, aimez-vous intensément les uns les autres,

car Dieu vous a fait renaître, non pas d’une semence périssable, mais d’une semence impérissable : sa parole vivante qui demeure. 

C’est pourquoi il est écrit : Toute chair est comme l’herbe, toute sa gloire, comme l’herbe en fleur ; l’herbe se dessèche et la fleur tombe,

mais la parole du Seigneur demeure pour toujours. Or, cette parole est celle de la Bonne Nouvelle qui vous a été annoncée.

 

22ème veille  : samedi saint 19

Qo 5, 3-16

 

Quand tu fais à Dieu une promesse, ne tarde pas à l’accomplir. Dieu n’aime pas les insensés : ce que tu as promis, tiens-le.

Mieux vaut ne rien promettre que promettre sans tenir.

Évite les mots qui conduisent au péché et font dire devant le messager de Dieu : « C’est une erreur ! » Faudrait-il que Dieu s’irrite de tes propos et ruine le travail de tes mains ?

Quand foisonnent les délires et prolifèrent les paroles vaines, alors, crains Dieu.

Si tu vois, dans le pays, l’oppression du pauvre, le droit et la justice violés, ne t’étonne pas de tels agissements ; car un grand personnage est couvert par un plus grand, et ceux-là le sont par de plus grands encore. Mais la terre profite à tous : le roi lui-même en dépend.

Qui aime l’argent n’a jamais assez d’argent, et qui aime l’abondance ne récolte rien. Cela aussi n’est que vanité. Plus il y a de richesses, plus il y a de profiteurs. Que va en retirer celui qui les possède, sinon un spectacle pour ses yeux ?

Le travailleur dormira en paix, qu’il ait peu ou beaucoup à manger, alors que, rassasié, le riche ne parvient pas à dormir. Voici un triste cas que j’ai vu sous le soleil : une fortune amassée pour le malheur de son maître.

Il perd son avoir dans une mauvaise affaire, et quand lui naît un fils, celui-ci n’a rien en main. Sorti nu du sein de sa mère, il s’en ira comme il est venu. Il n’emportera rien de son travail, rien que sa main puisse tenir. C’est aussi une triste chose qu’il s’en aille comme il était venu. Qu’a-t-il gagné en peinant pour du vent ?

Il ronge ses jours dans le noir, la tristesse profonde, la souffrance et l’irritation.

 

23ème veille  : samedi saint 20

Ap 20, 1-6

 

Jai vu un ange qui descendait du ciel ; il tenait à la main la clé de l’abîme et une énorme chaîne. Il s’empara du Dragon, le serpent des origines, qui est le Diable, le Satan, et il l’enchaîna pour une durée de mille ans.

Il le précipita dans l’abîme, qu’il referma sur lui ; puis il mit les scellés pour que le Dragon n’égare plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans arrivent à leur terme. Après cela, il faut qu’il soit relâché pour un peu de temps.

Puis j’ai vu des trônes : à ceux qui vinrent y siéger fut donné le pouvoir de juger. Et j’ai vu les âmes de ceux qui ont été décapités à cause du témoignage pour Jésus, et à cause de la parole de Dieu, eux qui ne se sont pas prosternés devant la Bête et son image, et qui n’ont pas reçu sa marque sur le front ou sur la main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec le Christ pendant mille ans.

Le reste des morts ne revint pas à la vie tant que les mille ans ne furent pas arrivés à leur terme. Telle est la première résurrection.

Heureux et saints, ceux qui ont part à la première résurrection ! Sur eux, la seconde mort n’a pas de pouvoir : ils seront prêtres de Dieu et du Christ, et régneront avec lui pendant les mille ans.

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Le diocèse de Paris vous propose plusieurs oeuvres de Carême :

Un soutien pour la paroisse Saint-Augustin de Fond’Icaques à Haïti dévastée par l’ouragan de 2016 trois mois après son « inauguration ». Le Père Wilfrid Marcelin doit faire face à de multiples besoins. Le plus urgent est la construction d’une école catholique car les enfants et les adolescents de la localité souffrent de l’absence d’une éducation de qualité. A ce jour, le budget estimé pour la construction de cette école est de 245 500 €.

Chèques à l’ordre de : « Fondation Notre Dame, Carême 2020, Projet Haïti »

 

Un soutien à l’association Marthe et Marie qui vient en aide aux femmes enceintes en difficulté. Elle propose de vivre en colocation solidaire avec des jeunes femmes volontaires pour les accompagner durant leur grossesse et toute la première année qui suivra la grossesse. Aujourd’hui l’association gère 2 colocations à Paris qui peuvent accueillir 8 mamans et 8 bébés, et travaille sur plusieurs projets d’ouverture. L’association recherche encore 65 000 € pour boucler le budget 2020 des maisons parisiennes.

Chèque à l’ordre de : « Fondation Notre Dame, Carême 2020, Projet Marthe et Marie » 

 

Un soutien pour le projet du diocèse d’Uvira dans le Nord Kivu, en RDC (en lien avec le CCFD-Terre Solidaire). Mgr Muyengo, évêque du diocèse d’Uvira au Nord Kivu, a créé le Centre diocésain pour la protection de l’environnement (CDPE) et l’Observatoire des ressources naturelles (ORN). Le CDPE propose des formations pour lutter contre l’insécurité alimentaire chronique. Aujourd’hui le CDPE a besoin de 90 000 € pour aider le diocèse d’Uvira à développer les activités suivantes : formation et installation d’infrastructures pour le bétail, implantation de nouveaux champs communautaires autour de techniques d’agro-écologie...

Chèque à l’ordre de : « CCFD Projet diocèse en RDC »

 

Chèques à envoyer à :

Diocèse de Paris-Collecte de carême-10 rue du Cloître Notre-Dame -75004 Paris