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La participation aux messes dominicales célébrées dans cette église

  •     est soumise au respect des consignes sanitaires ici

      Au moment de la naissance du Baptiste, on se demande : « Que sera donc cet enfant ? » (Lc 1, 66). Si des réponses à cette question ont été avancées, il est fort probable qu’elles n’ont pas été conformes à ce que fut et vécut Jean.

En ce début de la période des vacances, je me pose moi aussi la question :

« Que sera cet été ? ».

 

    Le calendrier n’a pas changé, la météo prévoit déjà des périodes de chaleur, voire de sécheresse, mais qu’en sera-t-il de LA question qui nous taraude : le virus….

Les institutions, les organisations, les paroisses également, font des projets pour la prochaine année scolaire, mais nous savons que ceux-ci sont tributaires de l’évolution de la situation sanitaire, pour laquelle rien n’est sûr au moment où j’écris ces lignes. Depuis plusieurs mois, les hypothèses se succèdent et se contredisent. On navigue à vue… Parce que, en cette fin juin, les choses semblent se calmer en Europe, alors on ferme volontiers les yeux sur le fait qu’ailleurs, on souffre et on meurt. 

 

    Chez nous, le plus dur est-il passé ? Et au fait, c’est quoi « le plus dur » ? Faut-il se réjouir seulement de ce que nous sommes vivants, relativement épargnés par la crise économique cette fois-ci ? Ne faudrait-il pas profiter de cet été pour ouvrir les yeux sur notre façon de vivre ensemble, nos habitudes de consommation, notre pré-carré sécuritaire et économique qui se réduit comme une peau de chagrin ? Faudra-t-il nous enfermer nous-mêmes dans un donjon aseptisé, hors de portée des hordes que la pauvreté mondiale grandissante fait parvenir jusqu’à nous ?

    

    En d’autres termes, faut-il seulement espérer une rentrée de septembre comme si rien ne s’était passé ? N’est-il pas souhaitable de réfléchir, à la lumière de l’Evangile, à ce qu’il faudrait changer dans notre vie personnelle d’abord, collective ensuite, afin qu’au terme de la crise que nous traversons, les malades et les morts, les trésors de dévouement (en particulier du personnel médical, mais pas seulement), les attentions nouvelles, ne soient pas simplement passés par pertes et profits. Il en va de notre fidélité à ceux qui nous ont quittés, et à tout ce que nous avons fait les uns pour les autres pendant ce temps.

 

    L’été qui est là ne sera pas trop long pour y réfléchir.

 

P. Didier Duverne

                                Curé 

Seigneur Jésus,

tu connais mon désir de te recevoir. Viens à moi dans le sacrement de ton Église tout entière et puisque rien n’est impossible à Dieu, apaise ma faim et donne-moi de te recevoir dans la rencontre du frère
Amen !

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